Les heureux orphelins, histoire imitée de l'anglois

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Chez Jean-Edme Dufour &, 1779
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Page 285 - ... bien plus nécessaire de connaître ceux avec lesquels nous sommes obligés de vivre ; mais il est bien moins aisé de pénétrer ce qu'ils sont capables de faire, qu'il ne l'est de savoir ce qu'ils ont fait. Il n'ya personne qui ne puisse lire ; et la Nature n'a pas donné à tout le monde de quoi percer la profondeur du cœur humain ; sans doute, elle a bien fait.
Page 289 - ... si vous n'avez été qu'un fat, ou si, comme moi, vous en êtes un, par mon exemple je vous corrige de l'être, je vous console de l'avoir été ; ou, ce que vous aimerez mieux, peut-être...
Page 417 - Il faut être femme, assurément, pour mettre tant de choses dans une seule mine; et il fallait, je crois, être vous ou moi. pour les démêler toutes avec tant de promptitude et de finesse. » Ce n'est pas la peine de parler de Duclos après Crébillon...
Page 237 - En France, une femme que le simple désir conduit et détermine, a la bonne foi de ne pas exiger plus qu'elle ne donne. On s'arrange avec elle, quelquefois sans lui avoir dit seulement qu'on l'aime, on la quitte souvent qu'elle n'a pas encore songé à l'exiger, et celles qui, pour se rendre, veulent avoir de quoi se croire aimées, sont communément si peu difficiles sur les preuves, qu'elles ne vous embarrassent pas plus que celles qui veulent bien...
Page 141 - LordDurham, contre moi-même, contre cettefunefte crédulité qui accompagne toujours l'amour, je m'endormis. Sa fatale idée me fuivit dans les bras du fommeil, & je le vis plus tendre que je ne voulois le croire , & plus heureux que je ne voulois qu'il fût.
Page 283 - En effet, qu'y verrait-il ? Des femmes cherchées et poursuivies sans amour et sans désirs, avec la plus grande ardeur, et prises uniquement pour être quittées ; un homme, toujours dans la plus grande agitation pour la chose du monde qui paraît devoir occuper le moins, dès qu'elle n'intéresse pas (le...
Page 277 - Si tous les hommes pouvaient savoir comme nous, mon cher Duc, à quel point une véritable passion les soumet et les avilit ! de combien de choses qui, lorsqu'ils pensent comme nous, ne dépendent que d'eux, elle les fait dépendre, il n'y en a pas qui ne préférât au bonheur toujours assez douteux de régner sur un...
Page 288 - Il faut en convenir, tout cela est fort beau ; mais mon histoire est aussi fort belle. Vous ne me montrez que l'extérieur de l'homme, ou ne m'offrez pour percer plus loin que des conjectures que je puis, si je veux, ne pas adopter, et qui, quelque fines qu'elles puissent être, n'en sont peut-être pas mieux fondées. Moi, c'est le cœur que je développe, son délire particulier, le manège de la vanité, de la fausseté dans la plus intéressante des passions, que j'expose...
Page 13 - L'ignorant dégoûte; le savant ennuie (p. 18) ». Rutland a trouvé deux orphelins et s'est attaché à eux; acceptons la donnée. L'un des deux enfants est une fille; elle grandit et quand son bienfaiteur la revoit, vous vous doutez bien qu'elle est parfaite : de la beauté, de la grâce, « ce je ne sais quoi enfin qui...

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